CABINET DE CHIRURGIE DENTAIRE LES ARAVIS

Dr LESCURE Jean-Luc - Dr GUILLERM-SUCHEL Marianne - Dr JUNG Nicolas

13 avenue de Thônes
74000 Annecy

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Parodontie
Qu’est-ce que le parodonte ?
L’ensemble des tissus de soutien de la dent constitue le parodonte (de paro : autour, et odonte : dent).
Il est constitué de la gencive, de l’os alvéolaire du maxillaire (pour la mâchoire supérieure) ou de la mandibule (pour la mâchoire inférieure), du ligament alvéolo-dentaire ou desmodonte (ligament reliant la racine à l’os et jouant le rôle d’amortisseur), du cément de la racine, d’éléments nerveux et de vaisseaux sanguins.
Qu’est-ce que la gingivite ?
Une gencive saine est rose et ne saigne pas, que ce soit en mangeant ou lors du brossage des dents.

Lorsque la gencive s’infecte, elle devient rouge, gonfle et se met à saigner.
On appelle gingivite cette inflammation de la gencive.
La gingivite est la moins grave des maladies parodontales.
A ce stade initiale, l’évolution de l’infection est réversible.
Mais, sans traitement, elle risque de s’étendre.
Qu’est-ce que la parodontite ?
La parodontite est une maladie inflammatoire de la gencive et de l’os qui entoure les dents.

Si une infection de la gencive n’est pas soignée, les bactéries de la plaque dentaire et du tartre pénètrent en profondeur et détruisent les tissus qu’elles rencontrent, jusqu’à l’os de soutien de la dent. Une poche parodontale se forme entre la gencive et la dent, devenant rapidement le réceptacle d’une grande quantité de bactéries et de tartre. À son stade le plus avancé, la parodontite provoque le déchaussement et la perte des dents.

Comment prévenir la maladie parodontale ?
La maladie parodontale débutant par une infection de la gencive, le meilleur moyen d’éviter cette maladie est d’avoir une hygiène buccale rigoureuse : élimination de la plaque dentaire par un brossage des dents après chaque repas, complété éventuellement par l’utilisation de brossettes interdentaires et de bains de bouche adaptés.

Il est également conseillé de consulter son chirurgien-dentiste une fois par an, au minimum pour effectuer un détartrage.
Quels sont les facteurs influençant l’apparition et l’évolution de la maladie ?
Selon les personnes, l’organisme réagit de différentes façons aux infections. Chez les uns, une faible infection va entraîner des dégâts importants, alors que chez d’autres aucun symptôme ne se développe. Cette réaction est en partie héréditaire. Néanmoins, une bonne hygiène dentaire réduit considérablement les risques.

D’autre part, la conjonction de plusieurs facteurs est nécessaire au développement des parodontites, parmi lesquels l’âge du patient, son état de santé général, la consommation de tabac et d’alcool, le diabète, le stress, la grossesse, les allergies, mais aussi les maladies cardiovasculaires, certaines infections virales, quelques médicaments (cœur, épilepsie, greffe), les malpositions dentaires, les obturations défaillantes, les dents non remplacées.
Quels sont les signes qui doivent alerter ?
Saignements, douleurs, gonflements des gencives sont les signes annonciateurs d’un problème gingival. Ils doivent inciter à consulter un chirurgien-dentiste rapidement. Sinon, les bactéries passent sous la gencive et attaquent les tissus de soutien des dents.
Le gonflement de la gencive augmente alors, l’inflammation s’installe, les gencives deviennent de plus en plus rouge, la douleur et les saignements sont plus fréquents.
Enfin, outre une mauvaise haleine persistante, des espaces commencent à apparaître entre les dents et certaines dents se déplacent.
Quelles sont les répercussions sur votre santé d’une maladie parodontale ?
Comme toutes les maladies inflammatoires, les maladies parodontales entretiennent des foyers infectieux pouvant avoir des répercussions sur l’état général du patient :
  • Diabète : les maladies parodontales affectent le contrôle de la glycémie et augmentent la résistance à l’insuline.
  • Maladies cardiovasculaires : la présence de bactéries particulièrement nocives dont le développement est favorisé par la parodontite augmente le risque d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).
  • Affections des bronches : la bouche étant la porte d’entrée de l’organisme, les maladies parodontales augmentent le risque de maladies pulmonaires et contribuent à aggraver les affections existantes ou les maladies respiratoires chroniques.
  • Grossesse : les bactéries à l’origine de la parodontite sont nocives pour l’organisme et accroissent le risque d’accouchements prématurés.
Quels traitements existent aujourd’hui ?
Dans un premier temps, le chirurgien-dentiste évalue la gravité de la parodontite :
  • en mesurant la profondeur des poches à l’aide d’une sonde parodontale,
  • en effectuant une série de petites radios pour appréhender la situation sur le plan osseux.

Le premier traitement mis en place est le contrôle de plaque. Il est réalisé par le patient, chez lui, tous les soirs pendant 1 à 2 mois. Il s’agit de contrôler et de limiter les dépôts de plaque dentaire sous les gencives, en désinfectant les gencives et entre les dents, à l’aide de la brosse à dents, d’une pâte antiseptique, de brossettes et de fil dentaire.

L’étape suivante est réalisée par le dentiste sous anesthésie locale. Il s’agit de la lithotritie ou surfaçage par ultrasons. Elle consiste à éliminer les bactéries et le tartre en profondeur dans les poches parodontales à l’aide de curettes et d’ultrasons, sans décollement de gencives.
Trois à six séances sont nécessaires, en fonction de la gravité de la maladie, pour permettre à la gencive de se fixer à nouveau à la dent et permettre la cicatrisation osseuse et la préservation du reste du parodonte.

Trois mois après la fin de la lithotritie, le chirurgien-dentiste contrôle s’il existe toujours des poches parodontales, afin de définir la suite du traitement :
  • les poches sont saines (< 4 mm) : le patient peut passer en maintenance,
  • les poches sont peu profondes (entre 4 et 6 mm) réalisation d’un nouveau surfaçage,
  • des poches profondes persistent (> 6 mm) : une chirurgie parodontale est requise pour les éliminer.
En quoi consiste la chirurgie parodontale ?
La chirurgie parodontale se pratique sous anesthésie locale. Elle consiste en un décollement de la gencive pour permettre d’atteindre et de nettoyer les poches les plus profondes.
Pourquoi une maintenance parodontale professionnelle ?
Une fois la maladie stabilisée, il est impératif de mettre en place un suivi régulier, comme la réalisation d’une prophylaxie (tous les 3 à 6 mois) pour éviter les récidives.
En effet, lorsqu’on est atteint d’une parodontite, le risque de récidive est très important.
Malgré un contrôle de plaque rigoureux des dépôts peuvent s’accumuler à des endroits difficiles d’accès, c’est pourquoi une maintenance parodontale professionnelle est nécessaire.
L’objectif est de maintenir les résultats obtenus et d’éviter qu’une nouvelle poche bactérienne ne se forme malgré le contrôle de plaque.
Le dentiste élimine les dépôts de plaque et de tartre localisés dans les endroits difficiles d’accès, par surfaçage ou lithotritie.
La fréquence des rendez vous est fonction du risque parodontal de chacun : tous les 2, 3, 4 ou 6 mois.
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